Avec l’essor des objets connectés, et plus particulièrement dans le domaine du sport, Withings a su se faire un nom et l’entreprise française est désormais connue dans le monde entier. Évolution du Pulse, le Pulse O2 est un tracker d’activités qui a pour ambition de vous motiver pour vous remettre au sport et de vous suivre dans vos différentes activités. Mais le fait-il efficacement ?

Spécifications techniques

Comme il est de coutume sur Machineo, nous commencerons ce test par quelques spécifications qui caractérisent le Withings Pulse O2.

Le tracker en lui-même est relativement compact et mesure 43 × 22 × 8 millimètres pour un poids de seulement 8 grammes. Il intègre un écran OLED tactile d’une résolution de 128 × 32 pixels et est équipé d’un cardiofréquencemètre.

Le Pulse O2 peut s’utiliser de plusieurs façons : fixé sur un bracelet spécifiquement conçu pour cela, ou bien installé dans un petit clip qui peut lui-même se fixer à la ceinture, sur une poche, ou n’importe où ailleurs.

Différents accessoires pour le Withings Pulse O2
Différents accessoires pour le Withings Pulse O2

Le Withings Pulse O2 coûte 119,95€ et est capable d’analyser plusieurs choses. Ainsi, grâce à lui, vous pourrez connaître le nombre de pas effectués dans la journée, ainsi que la distance que vous avez parcourue et le nombre de calories brûlées, mais pas seulement car il est aussi possible d’obtenir le dénivelé parcouru, ce qui est plutôt rare avec ce genre d’appareils.

Le dispositif est en mesure de vous donner votre temps de course si vous avez l’habitude de courir. Il est de plus capable de mesurer votre rythme cardiaque grâce au cardiofréquencemètre qui peut même aller jusqu’à vous donner votre taux d’oxygène dans le sang. Enfin, le Pulse O2 peut analyser votre sommeil et ainsi vous dire si vous dormez bien.

Pour vous fournir un résumé de toutes ces données, il est nécessaire de relier le Pulse O2 à un smartphone, une liaison qui se fera par Bluetooth. La synchronisation des données est automatique mais peut aussi être forcée via un appui long sur l’unique bouton présent sur le wearable.

La boîte du Withings Pulse O2
La boîte du Withings Pulse O2

Côté packaging, on reste simple, mais Withings a le bon goût de fournir, en plus du tracker, le bracelet et le clip. Autrement dit, vous n’aurez rien à acheter en plus, que vous souhaitiez utiliser le Pulse O2 au poignet ou fixé sur vos vêtements.

Design, ergonomie et expérience utilisateur

Au premier coup d’œil, le Withings Pulse O2 n’est pas vilain, et même plutôt sympa à regarder en fait. Monté sur le bracelet, il forme un tout avec une allure plutôt sportive et intéressante. Le clip quant à lui est des plus simples et cherche à se faire discret plus qu’autre chose, ce qui n’est pas un mal.

Le Withings Pulse O2 est confortable. Il se fait rapidement oublier, qu’il soit sur son clip ou au poignet, ce qui est particulièrement agréable quand on sait qu’il s’utilise aussi la nuit : ce n’est pas le Pulse O2 qui vous gênera dans votre sommeil.

Le Withings Pulse O2 au poignet
Le Withings Pulse O2 au poignet

Le dispositif a peu de contrôles : tout se fait avec l’unique bouton qu’il intègre et via l’écran tactile. Un appui simple sur le bouton vous conduira à la section suivante de l’affichage tandis qu’un appui long déclenchera la synchronisation. L’écran tactile permet quant à lui d’aller plus loin dans les différentes sections : c’est par exemple cet aspect tactile qui vous permettra de connaître votre temps de course depuis l’écran qui vous donne votre nombre de pas.

Pour ce qui est de lancer des commandes, c’est encore l’écran tactile qui s’en charge : il faudra appuyer sur ce même écran pour par exemple lancer la mesure de votre rythme cardiaque.

Le dos du Withings Pulse O2
Le dos du Withings Pulse O2, avec son cardiofréquencemètre

On en vient au principal problème du Pulse O2 : cet écran n’est pas très agréable à regarder et est loin d’être aussi réactif que d’autres dispositifs de sa catégorie, comme le Samsung Gear Fit (testé ici) par exemple. L’affichage est flou et il faut parfois insister pour que l’écran prenne en compte notre mouvement, ce qui est franchement dommage.

Par ailleurs, on serait en droit d’attendre d’un tracker d’activité qu’il soit utilisable en extérieur. Ce n’est pas le cas du Pulse O2 : si vous ne vous mettez pas à l’ombre, vous n’avez aucune chance d’apercevoir quoi que ce soit sur l’écran. Autrement dit, si vous voulez mesurer vote rythme cardiaque au soleil, il faudra lancer la commande à l’aveugle, ce qui n’est guère pratique.

D’ailleurs, mesurer son rythme cardiaque n’est pas pratique tout court, quelle que soit la situation : que vous utilisiez le bracelet ou le clip, il vous faudra extraire le Pulse O2 de son support pour lancer la mesure qui prend du temps et qui échoue parfois. En revanche, le temps pris ne semble pas être inutile puisque les mesures paraissent fiables.

Le Pulse O2 dispose cependant d’une qualité indéniable : son autonomie. Nul besoin de le recharger tous les jours, et c’est plutôt une bonne chose. Il faut dire que vous n’aurez guère besoin d’allumer l’écran du tracker très souvent, mis à part pour lancer la mesure du rythme cardiaque ou pour lancer le mode sommeil.

Suivi des données

Withings propose deux méthodes de suivi de vos données : depuis l’application pour smartphones, ou depuis le site web de Withings via un compte créé au préalable.

L’application smartphones est assez complète : on y trouvera toutes les données récoltées par le Pulse O2. Ou presque : étrangement le taux d’oxygène de votre sang n’est pas présent dans l’application, bien qu’il soit pourtant mesuré et conservé puisqu’on le retrouve sur le site web de Withings. Une mise à jour rajoutant l’oxymétrie serait donc la bienvenue.

Mise à jour : Un lecteur nous rapporte que l’oxymétrie est en fait présente dans l’application, mais seulement dans la version iOS. Du coup, ça a de bonnes chances d’arriver prochainement sur Android également.

Hormis ce petit soucis, le suivi des données avec Withings est plutôt agréable : l’interface est belle et bien construite et on trouve ce qu’on cherche facilement. Il est possible de remonter plusieurs jours en arrière, de sélectionner par semaines plutôt que par jour, bref, tout ce qu’on est en droit d’attendre est là, et c’est une bonne chose.

L'application Withings
L’application Withings

Le gros point négatif, par contre, c’est que vous ne pouvez pas modifier vos objectifs. Par défaut, on vous collera par exemple un objectif de 10 000 pas à atteindre,et vous ne pourrez pas le modifier, ce qui est plutôt ennuyeux. Cet objectif provient certes de ce que l’OMS conseille de faire quotidiennement, mais on aimerait quand même pouvoir choisir de diminuer ou d’augmenter cet objectif.

Les applications, mobile ou web, sont assez flexibles : il est possible de modifier l’ordre d’affichage des éléments, voire même d’en supprimer certains. On peut ensuite avoir accès à différents graphiques, tous centrés sur un seul et unique but : remplir vos objectifs (que vous n’avez pas choisis).

Le Withings Pulse O2 est plutôt complet côté données récoltées, surtout dans tout ce qui concerne la marche ou la course à pied. Si vous le mettez au poignet quand vous dormez, il se chargera également d’analyser votre sommeil et sera capable de vous dire combien de temps il vous a fallu pour vous endormir, ou combien de temps durent vos différentes phases de sommeil. Ces données sont sympathiques mais à relativiser tout de même : elles ne s’appuient que sur les mouvements que vous faites et ne sont donc pas très précises.

Mots-clés : Pulse O2TestsWithings
Jérémy Heleine
Étudiant en maths, Jérémy est un passionné qui touche un peu à tout, et plus particulièrement au développement web et à l'actualité high-tech qu'il partage avec vous sur la Fredzone et ici-même.

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