Sony a profité du dernier IFA pour lever le voile sur une nouvelle montre connectée. La SmartWatch 3 n’est d’ailleurs pas une montre comme les autres puisqu’elle est le premier appareil Android Wear commercialisé par le géant japonais. Elle m’accompagne depuis un peu plus d’une semaine et le moment est donc venu de dresser un bilan complet de la situation.

Avant d’aller plus loin, sachez que la SmartWatch 3 est la première montre connectée sous Android Wear qui me passe entre les mains. J’ai déjà eu l’occasion d’essayer brièvement d’autres modèles, mais pas sur une période aussi longue.

Caractéristiques Techniques

Et on démarre tout de suite avec un rappel des caractéristiques techniques de la montre, pour celles et ceux qui ne les auraient plus en tête. Inutile de ressentir de la honte, ça arrive à tout le monde, même aux meilleurs.

La SmartWatch 3 embarque un écran transflectif de 1,6 pouces capable d’afficher une résolution en 320×320. Elle est animée par un processeur ARM A7 constitué de quatre coeurs cadencés à 1,2 GHz, avec 512 Mo de mémoire vive et 4 Go de mémoire interne.

En dehors de son accéléromètre, de sa boussole, de son gyroscope et de son capteur de lumière ambiante, elle a droit à un GPS, une puce NFC et une puce Bluetooth 4.0. Le tout avec une batterie de 420 mAh censée lui conférer deux jours d’autonomie pour une utilisation normale.

Là dessus, elle intègre aussi un port micro USB qui nous permettra de la recharger. Sony a eu l’intelligence d’opter pour un format standard et on ne peut que l’en remercier puisque vous n’aurez pas besoin d’encombrer votre sac avec dix chargeurs différents lorsque vous partirez en week-end, ou en vacances.

Autre atout et pas des moindres, la montre est aussi protégée contre l’eau, avec un indice de protection IP68. Vous n’aurez donc pas besoin de l’enlever lorsque vous prendrez votre douche.

Si vous voulez en savoir plus sur les indices de protection, je vous renvoie vers l’article publié par la Wikipédia.

On résume avec un tableau.

Fiche technique
Nom Description
Écran 1,6 pouces
Résolution 320 × 320 pixels
Processeur ARM A7 quad-core (1,2 GHz)
RAM 512 Mo
Mémoire pleine 4 Go
Connectivité Bluetooth 4.0, NFC, GPS
Capteurs Accéléromètre, boussole, gyroscope
Système d’exploitation Android Wear
Batterie 420 mAh
Autonomie annoncée 48 heures
Poids 45 grammes
Étanchéité Norme IP 68
Prix 229,99€
Sony SmartWatch 3 : photo 1
La SmartWatch 3 en main, avec un de ses cadrans et une alerte placée en bas.
Sony SmartWatch 3 : photo 2
Une notification Android Wear.

Packaging, Design & Ergonomie

La SmartWatch 3 est livrée dans un écrin en plastique transparent relativement proche de ce que proposait le constructeur avec le modèle précédent.

En dehors de la montre, la boite renferme tous les accessoires habituels et plus précisément un câble de recharge, un bloc secteur et un guide de démarrage rapide. Sony n’a pas cherché à réinventer la roue.

L’appareil se rapproche beaucoup du SWR10 (testé ici) et du SWR30 (pris en main ici) dans sa logique de conception. Le module est totalement indépendant du bracelet et il est possible de le retirer en quelques secondes sans effort et sans aucun outil.

Cette configuration présente un avantage notable : l’utilisateur n’aura pas besoin de passer chez le bijoutier pour modifier l’apparence de sa montre.

A l’heure actuelle, Sony ne propose que deux coloris différents : noir ou jaune. Des packs regroupant plusieurs variantes devraient cependant voir le jour dans un avenir proche.

La SmartWatch 3 est assez massive, et un peu lourde. Un temps d’adaptation sera nécessaire, surtout si vous n’avez pas l’habitude de porter de montre. Ce qui est précisément mon cas.

Le cadran de la montre est assez épais, mais ce n’est pas forcément gênant. Il est entièrement fait de plastique, avec quelques éléments métalliques. Les finitions sont propres et le tout inspire confiance.

Sur le côté droit, on va trouver quelques picots métalliques qui viendront se placer contre un bouton directement intégré au bracelet en silicone. Le port micro USB se trouve sous le cadran, derrière une languette en plastique qui n’est pas toujours évidente à retirer. Et en même temps, c’est préférable puisque c’est elle qui protègera la montre de la noyade.

Le bracelet est plutôt doux au touché et il est apparemment fait dans la même matière que celui du SWR10. Il n’est pas salissant mais il a parfois tendance à attirer la poussière. Il suffira cependant de le passer sous l’eau pour lui redonner son éclat.

Le fermoir est assez épais. Il m’a beaucoup gêné au début, un peu moins ensuite. Je ne comprends pas pourquoi Sony n’a pas opté pour un système plus traditionnel, à l’image de ce que propose LG avec la Watch R.

Je pense qu’un rapide coup d’oeil aux images illustrant cet article vous le confirmera mais la SmartWatch 3 ne ressemble pas vraiment à ses concurrentes. Elle a un look moins urbain que la Moto 360, par exemple.

Est-ce une mauvaise chose ? Difficile à dire, il faudra attendre les premiers résultats en terme de ventes pour le savoir. En ce qui me concerne, et en toute subjectivité, je la trouve plutôt jolie à regarder.

Sony SmartWatch 3 : photo 3
Encore une notification Android Wear.
Sony SmartWatch 3 : photo 4
Et puis une autre pour la route.

Ecran, Puissance & Autonomie

L’écran de la SmartWatch 3 est à la fois clair, lisible et ultra réactif. Il suffit d’une simple caresse sur l’écran pour accéder aux fonctions recherchées. Cela n’a l’air de rien mais toutes les montres connectées du marché ne sont pas aussi agréables à utiliser. Ni même à regarder.

Attention par contre car si l’écran est humide, il risque de lancer des fonctions au petit bonheur la chance. Il faudra donc bien penser à l’essuyer en sortant de la douche, ou après l’effort.

Pas grand chose à dire sur la question de la puissance. Durant cette semaine de test, la montre n’a pas été prise en défaut une seule fois de ce côté là. Pas de latence, pas de ralentissements, elle est restée extrêmement fluide en toute occasion.

Et on en vient au point le plus important. L’autonomie.

Sur le papier, et si l’on en croit le site du constructeur, la SmartWatch 3 est censée pouvoir tenir deux jours avec une seule charge, et pour une utilisation normale.

Inutile de faire durer le suspens plus longtemps, le pari est parfaitement respecté et c’est d’autant plus impressionnant que toutes les montres connectées du marché ne font pas aussi bien. En moyenne, leur autonomie se situe plutôt autour de vingt-quatre heures et il s’agit donc d’une très belle performance de la part de Sony.

Sony SmartWatch 3 : photo 5
La carte de Google Fit…
Sony SmartWatch 3 : photo 6
…et un de ses écrans supplémentaires.

Ecosystème & Applications

Le moment est venu d’attaquer le gros morceau de ce test, et donc tout l’aspect logiciel. Avant d’aller plus loin, sachez que j’ai fait le choix de me concentrer uniquement sur deux éléments : la plateforme embarquée et l’application faisant office de connecteur.

J’ai préféré faire l’impasse sur Lifelog mais sachez tout de même que la SmartWatch 3 est parfaitement compatible avec ce dernier. De même pour le SWR10 et le SWR30, bien sûr.

Android Wear comme point d’entrée vers le smartphone

Android Wear est une plateforme assez atypique. Elle n’a pas été pensée pour se substituer à notre téléphone, mais plutôt pour le compléter. Les montres comme la SmartWatch 3 doivent finalement être vues comme des points d’entrée vers notre terminal nomade.

Sans grande surprise, Google a opté pour une interface à la fois très dépouillée et très minimaliste.

Le cadran de la montre fait office d’écran d’accueil. Si vous appuyez dessus pendant quelques secondes, alors vous aurez la possibilité de le modifier et de changer son apparence.

Il y en a évidemment pour tous les goûts et pour tous les styles.

Sony n’a cependant pas été aussi loin que LG sur ce terrain. La LG G Watch R propose aussi plusieurs cadrans mais ces derniers ne se contentent pas d’offrir des visuels différents. Ils vont aussi être en mesure d’afficher des données supplémentaires comme le nombre de pas parcourus dans la journée, notre altitude ou même… une boussole.

Android Wear fait la part belle aux notifications. Elles apparaissent toutes dans des cartes, qu’il est possible de faire défiler à l’aide de balayages verticaux.

Elles se ressemblent beaucoup, forcément, mais certaines vont plus loin que d’autres. La carte de Google Fit, par exemple, nous permettra de consulter nos objectifs, mais aussi d’accéder à notre historique. Celle de la météo pourra nous afficher les prévisions de la semaine, pour sa part.

Il y a de l’interactivité, donc, et ça va même un peu plus loin que ce que l’on pourrait croire.

Si vous lancez la lecture d’un film hébergé chez Netflix, par exemple, vous verrez apparaître un lecteur sur votre montre. Là, en un instant, vous pourrez stopper la lecture en tapant sur le bouton adéquat. Même chose pour la musique écoutée sur Spotify, d’ailleurs.

Envie de vous débarrasser d’une alerte ? Aucun problème, il suffit de la faire glisser vers la droite. Le geste inverse vous permettra d’accéder aux autres écrans qui la composent, en revanche.

Il n’y a pas de centre de notifications sur Android Wear, mais il est tout de même possible de faire apparaître certaines informations en tirant l’écran du haut vers le bas. Des informations comme la date, ou encore l’autonomie restante. Ce geste vous donnera aussi la possibilité d’activer ou de désactiver le vibreur de la montre.

Envie d’accéder aux réglages ? Il faudra appuyer pendant quelques secondes sur le bouton placé sur la tranche droite. Vous vous retrouverez alors face à plusieurs options.

Par leur entremise, il sera possible de régler la luminosité de l’écran, de le laisser actif, de gérer les appareils connectés en Bluetooth, de passer en mode avion, d’éteindre la montre, de la redémarrer, de la réinitialiser et d’accéder aux infos utiles.

Derrière, il y a aussi les instructions vocales bien sûr. Lorsque l’écran est actif, un simple “Ok Google” vous permettra de lancer la solution et vous n’aurez alors plus qu’à dicter à votre montre ce que vous attendez d’elle.

Plusieurs choix sont possibles :

  • Création d’une note.
  • Création d’un rappel.
  • Affichage de l’activité.
  • Envoi d’un SMS.
  • Envoi d’un mail.
  • Affichage des rendez-vous du jour.
  • Création d’un itinéraire.
  • Réglage du minuteur.
  • Lancement du chronomètre.
  • Création d’une alarme.
  • Affichage des alarmes.
  • Ecoute de musique.
  • Accès aux paramètres.
  • Ouverture d’une application.

Après, tout va dépendre de la montre, bien sûr. Sur la LG G Watch R (encore elle), Android Wear propose aussi une phrase-clé permettant d’afficher notre rythme cardiaque.

Le microphone intégré à la SmartWatch 3 remplit plutôt bien son office en tout cas, y compris dans des environnements bruyants.

Certain(e)s d’entre vous le savent sans doute mais ces instructions vocales reposent sur le moteur de Google Now. Cela veut aussi dire qu’il n’est pas possible de dialoguer naturellement avec l’assistant, comme nous le ferions par exemple avec Siri.

Ceci étant, il est parfaitement possible de sortir du cadre de ces instructions et de poser des questions n’ayant rien à voir avec les sujets évoqués plus haut. Nos requêtes seront alors gérées par Google Search.

Et c’est très intéressant, parce que ce dernier propose lui aussi des cartes pour certaines recherches. En réalité, le moteur peut parfaitement résoudre des calculs compliqués, convertir des monnaies, afficher le numéro de téléphone d’un restaurant ou d’un musée et même renvoyer des informations précises comme la taille de la Tour Eiffel et d’autres joyeusetés du même genre.

Des fonctions qui sont bien évidemment disponibles sur Android Wear, et qui décuplent finalement les possibilités offertes par la plateforme.

Sony SmartWatch 3 : photo 7
Le bouton d’une carte.

Le connecteur, pour personnaliser le fonctionnement de la montre

Pour connecter la SmartWatch 3 à votre terminal, vous aurez besoin d’une application spéciale disponible sur le Play Store. Son nom ? Android Wear, et il était finalement difficile de faire plus simple.

Cette dernière se présente sous la forme d’un connecteur compatible avec toutes les montres intelligentes propulsées par la plateforme de Google. Peu importe que vous achetiez une LG G Watch, une SmartWatch 3, une Moto 360 ou une LG G Watch R, vous aurez forcément besoin de cet outil.

Il propose quelques fonctions intéressantes.

Premier point et pas des moindres, il va vous permettre d’associer des applications aux instructions vocales de la plateforme. Comment ça fonctionne ? Assez simplement en fait.

Il faut taper sur l’instruction de son choix et aller chercher notre application dans la fenêtre.

Grâce à ce système, vous pourrez choisir d’enregistrer vos notes vocales dans votre Evernote, par exemple, ou dans votre OneNote.

Second point, le connecteur va aussi vous donner la main sur certains des réglages de la montre. Il vous permettra par exemple de supprimer l’aperçu des cartes sur le cadran de l’appareil, ou même de resynchroniser toutes les applications.

Sony SmartWatch 3 : photo 14
Le connecteur disponible sur le Play Store.

Et l’écosystème alors ?

Je l’ai évoqué un peu plus haut mais la SmartWatch 3 est compatible avec la solution logicielle Lifelog, développée par Sony.

S’il fallait la présenter en quelques mots, on pourrait dire que cette application fonctionne comme un carnet de bord virtuel. Elle va agréger votre activité, mais elle va aussi vous permettre d’accéder au tableau de bord de votre activité.

Envie d’en savoir plus ? Je vous renvoie vers mon test du SWR10.

Mais voilà, en marge, il y a aussi l’écosystème Android Wear et il suffit d’une simple recherche sur le Play Store pour trouver des centaines d’applications différentes.

Certaines étant plus intéressantes que d’autres, cela va de soi.

Et c’est finalement la grande force de cette plateforme. Google a joué la carte de l’ouverture et n’importe quel développeur peut proposer ses propres créations.

Je n’ai pas testé tous les outils disponibles sur la boutique mais j’ai beaucoup aimé Wear Mini Launcher (merci à Jérémy, c’était un conseil très avisé) ou.. 2048. Ce dernier m’a même sauvé la mise lors de mon dernier voyage en RER.

Quand vous êtes bloqués sur les voix pendant pas mal de temps, ça dépanne vraiment bien.

Sony SmartWatch 3 : photo 8
Le mini centre de notifications, qui sert aussi à activer ou désactiver le vibreur.
Sony SmartWatch 3 : photo 9
Même chose, sous un angle différent.

En Conclusion

Le moment du verdict final est arrivé.

Je connaissais mal Android Wear et ces quelques jours passés en la compagnie de la SmartWatch 3 m’ont permis de rattraper le retard. Le bilan est évidemment très positif.

Google a fait de l’excellent travail et sa plateforme est vraiment très utile au quotidien.

Une idée à coucher sur le papier ? Pas besoin de sortir le téléphone de la poche, une simple commande vocale suffit. Même chose pour trouver sa route à travers la ville, ou pour envoyer des SMS à sa promise. Cela n’a l’air de rien mais le gain de temps n’est pas négligeable.

Et la montre alors ? Je pense que la SmartWatch 3 s’adresse avant tout aux sportifs, comme en témoigne son GPS. Son principal atout, c’est qu’elle n’a pas besoin d’un téléphone pour connaître notre trajet, ou notre vitesse.

Ceci étant, et comme je le dis dans ma seconde vidéo, Sony n’a peut-être pas poussé le concept assez loin et il manque finalement une chose à la montre : un moniteur de fréquence cardiaque. Là, on aurait eu un véritable sans faute et je pense que beaucoup de coureurs se seraient laissés séduire.

Après, la belle a aussi un autre argument de taille : son autonomie. Peu de montres intelligentes peuvent se vanter de tenir plus de deux jours avec une seule charge.

Mots-clés : SmartWatch 3SonyTests
Frédéric Pereira

Frédéric Pereira

Éditeur en chef
Blogueur depuis 2007 sur la Fredzone, Fred est avant tout un passionné de numérique qui adore partager ses découvertes avec les autres.

2 commentaires

  1. Bonjour par contre à part qu’elle n’a aucune sonnerie juste le vibreur ou bien je ne l’ai pas trouvé merci de me dire si elle a ou pas

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.