Il a marqué les esprits en 2012, lors d’une incroyable campagne menée d’une main de maitre sur Indiegogo, totalisant pas moins de 100 000$ en l’espace de seulement dix heures. Et aujourd’hui encore, il est considéré comme l’un des meilleurs coachs électroniques qui soit, et comme le plus beau de tous.

Le Misfit Shine est-il parfait ? Sans doute pas, mais il ne manque pas d’atouts pour séduire et l’objectif de ce test, finalement, va être de montrer les points forts et les points faibles de ce capteur pas comme les autres.

Caractéristiques & Packaging

Le Shine est vendu dans une boite compacte, neutre et élégante. Elle comporte un rabat sur l’avant et il suffit de l’ouvrir pour tomber nez à nez avec le dispositif et les instructions associées. L’ensemble est visuellement attrayant, et donne évidemment envie d’aller plus loin.

A l’intérieur, nous allons trouver le Shine, bien sûr, mais aussi ses accessoires.

Point positif, l’appareil est vendu à la fois avec un bracelet et avec un clip permettant de l’accrocher aux lacets d’une chaussure ou au revers d’un tee-shirt. Un peu plus loin, nous trouverons la pile CR2032 qui l’alimentera. La grande force du macaron de Misfit, c’est son autonomie, estimée à cinq ou six mois en moyenne.

Le constructeur ne détaille pas la fiche technique de son appareil sur son site, malheureusement. Sachez juste qu’il comporte une surface tactile et pas moins de douze leds situées sur sa bordure. Sous le capot, on retrouve des capteurs ultra sensibles capable de déterminer avec précision le nombre de pas accomplis par l’utilisateur.

S’ajoutent à cela quelques algorithmes spécifiques sur lesquels nous reviendrons un peu plus loin dans l’article.

En outre, le Shine est traité pour résister à l’eau et à la poussière. Il pourra même descendre à 50 mètres de profondeur sans aucun problème.

Il s’appuie sur une connexion Bluetooth 4.0 pour envoyer les données capturées vers l’application mobile du constructeur. Pour en profiter, il faudra posséder un terminal propulsé par iOS 6.1.3 ou Android 4.3 au minimum.

Particulièrement compact (27,5 x 27,5 x 3,3 mm), le Shine ne pèse pas plus de 9,4 grammes sur la balance. Il se décline en plusieurs coloris et il est proposé aux alentours de 100€. 

Misfit Shine : photo 2

Design & Ergonomie

Le Misfit Shine est un objet à la fois élégant et raffiné. Il se situe aux antipodes de ses concurrents sur ce terrain là et il ne laissera personne indifférent.

Discret et compact, il s’adaptera à tous les poignets et c’est un phénomène assez rare pour être souligné. On est très loin de l’encombrement d’un SmartBand SWR10 par exemple. Les demoiselles seront aux anges.

Comme évoqué un peu plus haut, la pastille se décline en plusieurs coloris différents, et notamment en : noir, gris, blanc et champagne. C’est cette dernière version qui m’a été envoyée par Misfit mais j’ai eu l’occasion de toutes les avoir en main récemment et elles sont vraiment jolies. Si vous ne savez pas laquelle choisir, vous pouvez laisser le hasard décider pour vous sans problème.

Les accessoires m’ont moins impressionné en revanche. Ils sont en silicone et ils dénotent franchement avec le Shine mais ce n’est pas le plus grave. Le vrai problème, c’est surtout qu’ils ont tendance à se détendre avec le temps et il m’est arrivé deux ou trois fois de voir la pastille sauter de mon poignet pour finir sa course sur le sol.

Sans une seule égratignure, d’ailleurs, mais j’ai eu de la chance de m’en rendre compte avant qu’il ne soit trop tard. Dans l’eau, par exemple, ça aurait pu être très problématique. Surtout en mer, d’ailleurs.

Du coup, si vous bougez beaucoup, je pense qu’il sera préférable d’investir rapidement dans des accessoires offrant une meilleure tenue dans le temps.

Misfit Shine : photo 3

Fonctions du Shine

Le Shine est parfaitement autonome et il n’a pas vraiment besoin d’être connecté à un téléphone pour fonctionner.

Il sera ainsi capable de mémoriser vos objectifs et de vous indiquer clairement où vous en êtes grâce aux petites LED intégrées à la structure. Elles ne seront pas allumées en permanence pour ne pas nuire à l’autonomie de l’appareil et vous devrez ainsi tapoter deux fois dessus pour les tirer de leur torpeur.

Chaque lampe symbolise une tranche. Si la moitié des lampes s’allume, alors cela voudra dire que vous avez rempli 50% de votre objectif. Plutôt simple, non ?

Certes, et ce n’est pas terminé car le Shine pourra aussi afficher l’heure grâce à ces fameuses lampes. La séquence se déclenchera automatiquement après la lecture des objectifs. Avec trois points : le premier comme repère, le second pour les heures, le troisième pour les minutes.

De par sa configuration, le Shine ne pourra pas être trop précis non plus puisqu’il fonctionnera par tranche de cinq minutes.

Autre point et pas des moindres, le traqueur est aussi capable de reconnaître des activités secondaires comme le vélola course à pieds ou même la nage. Fantastique, mais il ne le fera pas tout seul et l’utilisateur devra ainsi tapoter trois fois sur l’appareil pour changer d’activité.

Le fonctionnement du Shine est un peu différent de celui des autres traqueurs d’activité. Il raisonne effectivement en terme de points. Ensuite, et bien il calculera automatiquement le nombre de pas effectués par son porteur, et ses algorithmes s’occuperont de définir à combien de points ils correspondent, en fonction de l’activité associée.

Dans les faits, ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver et le gros problème, finalement, c’est que l’outil n’est pas toujours précis. J’ai eu l’occasion de tester d’autres bracelets connectés durant ces quelques mois, et le Shine n’est pas tombé une seule fois d’accord avec eux. Manque de chance, ils étaient à chaque fois attaché au même poignet.

Mais le vrai problème est ailleurs. Tous les pas ne sont pas égaux. Marcher sur une surface plane vous fera brûler moins de calories qu’une randonnée en pleine montagne. Pareil pour les escaliers, bien sûr.

Misfit Shine : photo 4

Configuration & Application

Comme évoqué un peu plus haut, le Shine n’a pas besoin d’être constamment connecté à un terminal nomade. Toutefois, cette étape est incontournable pour le configurer et pour accéder à toutes les données capturées par le traqueur depuis sa mise en activité.

Pour connecter le traqueur à notre téléphone, c’est relativement simple puisqu’il suffit de lancer l’application mobile dédiée et d’appuyer sur un simple bouton. L’outil s’occupera de tout à notre place et il nous proposera même de nous créer un compte si ce n’est pas déjà fait.

Ensuite, il va falloir indiquer notre taille et notre poids. S’il est parfaitement possible de lui mentir, ce n’est absolument pas conseillé car le calcul des calories dépendra aussi de ces deux variables.

Le Shine ne se synchronisera pas automatiquement à l’application. Il faudra donc penser à la lancer de temps en temps pour lancer le rapatriement de nos données. C’est assez frustrant, d’autant que l’opération prend facilement plusieurs minutes, surtout si nous ne la lançons pas assez souvent.

Bon, et sinon, il fait quoi cet outil ?

Sans grande surprise, il fonctionne comme un tableau de bord agrégeant toutes les données capturées par le Shine. Le tout sous forme de cartes, avec plein de graphiques en prime. Des graphiques colorés, et très lisibles.

Là, en quelques instants, et bien nous saurons combien de calories nous avons brûlées, et combien de pas nous avons parcourus dans la journée. Nous pourrons aussi garder un oeil sur nos objectifs, et même avoir un aperçu de la qualité de notre sommeil. L’appareil de Misfit comptabilisera ainsi le nombre d’heures passées sous la couette, y compris en sommeil profond.

C’est pas mal mais tout n’est pas parfait pour autant là non plus et le gros défaut du dispositif, de mon point de vue, c’est qu’il sera incapable de nous réveiller le matin puisqu’il n’intègre ni haut-parleur, ni vibreur.

En marge, l’application propose aussi un historique qui fera finalement office de vue globale et nous pourrons ainsi avoir un aperçu de notre activité au fil des semaines. Très pratique.

La version Android de l’application accusait un certain retard face à la version iOS, mais Shine a corrigé le problème lors d’une mise à jour déployée à la rentrée. Désormais, elle fait plus de choses et les mesures effectuées ont aussi l’air d’être plus précises. Fait amusant, elle propose aussi quelques fonctions sociales et les utilisateurs peuvent ainsi comparer leurs scores à ceux de leurs amis. C’est plutôt amusant, et c’est aussi une bonne manière de se motiver à bouger de son canapé.

Application Misfit Shine

En Conclusion

Le Shine est un bon produit, c’est un fait. Il est peut-être même le plus beau traqueur d’activité disponible à l’heure actuelle sur le marché. Le plus beau, mais aussi le plus résistant et l’un des plus autonomes. Il ne faut effectivement pas oublier que l’autonomie annoncée est de six mois, et qu’il peut descendre à pas moins de 50 mètres de profondeur.

Peu de dispositifs peuvent se vanter d’en faire autant.

Est-il exempt de défaut pour autant ? Non, et son plus gros point noir, finalement, ce sont ses fonctionnalités. Compter des pas, ce n’est pas suffisant, du moins ça ne l’est plus à l’heure actuelle.

Après, il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit du tout premier produit de Shine. Et peu de constructeurs peuvent se vanter d’avoir frappé aussi fort à leurs débuts. J’attends donc avec la plus grande impatience les prochaines créations de la firme.

Misfit Shine

50 €
7.8

Design

9.0/10

Ergonomie

7.0/10

Fonctions

7.0/10

Prix

8.0/10

Pros

  • Design
  • Finitions
  • Autonomie

Cons

  • Fonctions
  • Compatibilité
Mots-clés : MisfitShineTests
Frédéric Pereira

Frédéric Pereira

Éditeur en chef
Blogueur depuis 2007 sur la Fredzone, Fred est avant tout un passionné de numérique qui adore partager ses découvertes avec les autres.

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