Carnegie Mellon a développé un appareil assez surprenant, un appareil regroupant dans un seul et même boîtier de multiples capteurs : le Synthetic Sensor.

Les maisons intelligentes ont le vent en poupe depuis quelques années maintenant, mais elles nécessitent souvent des investissements importants. Notamment sur le plan matériel.

Synthetic Sensor : un capteur unique pour les maisons intelligentes

Globalement, pour construire une smart home, l’utilisateur a besoin de trois éléments différents : des capteurs, des actionneurs et une intelligence artificielle pour gérer le tout.

Les capteurs ont un rôle primordial, bien entendu. Ils permettront en effet à l’intelligence artificielle de la maison de mieux comprendre son environnement. Grâce à eux, elle pourra notamment connaître la température d’une pièce ou même son hydrométrie. Elle sera également en mesure d’analyser l’air ambiant et finalement de collecter des données qui l’aideront pour la prise de décision.

Ces capteurs sont malheureusement très spécialisés et il est donc souvent nécessaire de multiplier les investissements.

Gierad Laput, un étudiant de l’Université Carnegie Mellon, a donc eu l’idée de créer un appareil universel regroupant une douzaine de capteurs différents.

Le Synthetic Sensor ne se limite donc pas à une spécialité et il intègre dans son boîtier des capteurs capables de mesurer l’ensoleillement d’une pièce, l’humidité de l’air, l’acoustique, les vibrations, les interférences radio ou même le bruit électromagnétique.

Une solution intelligente et facile à mettre en oeuvre

Combiné à une intelligence artificielle et à la technologie d’apprentissage par machine, ce capteur sera en plus capable de traduire les signaux captés par ses capteurs en activités humaines.

L’appareil sera par exemple capable de comprendre que le robinet de la cuisine n’a pas été fermé grâce au son produit par l’eau s’écoulant de ce dernier. Il pourra également déterminer si la porte du frigo est restée entrouverte ou même si un plat est en train d’être chauffé au micro-onde.

Mieux, les scientifiques ont également choisi de ne pas envoyer les données de l’habitation vers le « cloud ». Elles resteront donc stockées en local afin de diminuer le risque d’interception.

Le Synthetic Sensor n’est pas encore disponible dans le commerce, mais son inventeur a la ferme intention de le commercialiser. Pour l’heure, ses cent exemplaires lui ont coûté la bagatelle de 100 $ pièce, mais il espère pouvoir réduire le coût de production à une trentaine de dollars en commandant plus d’unités.

Frédéric Pereira

Frédéric Pereira

Éditeur en chef
Blogueur depuis 2007 sur la Fredzone, Fred est avant tout un passionné de numérique qui adore partager ses découvertes avec les autres.

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