Installer une distribution sur un Raspberry Pi, ce n’est pas très compliqué, et ce que ce soit sous Windows, Linux ou Mac OS, comme on a pu le voir dans notre précédent tutoriel. Cependant, pour de nombreuses distributions, l’aventure ne s’arrête pas là et il est ainsi nécessaire de paramétrer certaines options afin de pouvoir profiter pleinement de notre nouvelle machine.

Raspbian est l’une de ces distributions et si effectuer ces paramètres n’est en soi pas obligatoire, vous verrez que certains sont tout de même les bienvenus et que d’autres se révèlent même indispensables.

Lancer (ou relancer) la paramétrisation

Avant de commencer la paramétrisation à proprement parler, il est nécessaire d’indiquer ce qui est requis ici. C’est évident, mais vous aurez bien sûr besoin d’un Raspberry Pi avec Raspbian installé sur la carte SD. Sans SSH (nous y reviendrons dans un prochain tutoriel), vous aurez besoin d’un clavier qui se connecte en USB.

Hormis une alimentation en microUSB et un écran pour voir ce que vous faites, vous n’aurez besoin de rien d’autre. Bien sûr, vous pouvez toujours vous équiper d’une souris puisque Raspbian vient avec une interface graphique mais le premier démarrage ne se fait pas dessus, donc ce n’est pas forcément utile : la paramétrisation de Raspbian se fera en mode console, avec une interface semi-graphique.

Prêt ? Alors branchez votre Raspberry Pi pour le faire démarrer !

Pour lancer la paramétrisation, rien de plus simple : il s’agit de la première chose qui s’affichera lorsque vous allumerez pour la première fois votre Raspberry Pi sous Raspbian. Dans ce tutoriel, nous n’allons pas tout voir mais simplement présenter quelques options possibles parmi les plus utiles. Il est possible d’aller (beaucoup) plus loin dans les paramètres, mais beaucoup d’entre eux ne servent qu’à des fins bien précises comme la caméra par exemple.

Une fois cette paramétrisation terminée, si vous avez besoin, un jour, de modifier à nouveau un paramètre, sachez que c’est possible en lançant la commande raspi-config en mode root (par exemple, avec sudo raspi-config).

Configurer la langue et le clavier

On ne commence pas par le début mais par l’option 4. Et ce n’est pas idiot du tout, puisque ce menu, nommé « Internationalisation Options« , va nous permettre de régler les options de langues et celles du clavier, histoire que vous puissiez utiliser votre clavier dans son bon agencement.

raspi-config : les options de langues

Ce menu comporte trois sous-menus. Nous allons tous les utiliser, donc autant commencer par le premier : « Change Locale » qui va nous permettre d’effectuer le réglage de la langue utilisée.

Une liste apparaît, avec toutes les locales qu’il est possible d’installer. La locale que vous sélectionnerez dépend de l’endroit où vous habitez. Par exemple, en France, sélectionnez « fr_FR.UTF-8 UTF-8« . Petite note utile à ceux qui n’ont pas l’habitude des interfaces de ce genre : pour cocher ces cases, utilisez la touche Espace.

Il n’est pas nécessaire de décocher le choix par défaut, puisque l’écran suivant, qui vient après avoir validé le choix via la touche Entrée, vous permet de définir la locale par défaut. Choisissez donc celle de votre pays. Les locales sont alors générées, ce qui prend un certain temps mais vous ramène ensuite au menu principal. Retournez dans les options d’internationalisation.

Sélectionnez maintenant « Change Timezone » pour avoir une heure correcte sur votre système. On vous demandera alors la ville de laquelle vous dépendez. Enfin, une fois de retour pour la troisième et dernière fois sur ce menu d’internationalisation, sélectionnez la dernière option pour modifier l’agencement du clavier.

Comportement du système

Une bonne idée serait de modifier tout de suite votre mot de passe. L’utilisateur par défaut se nomme pi et il peut accéder aux droits du superutilisateur. Il est donc conseillé de lui choisir un mot de passe solide, bien que vous puissiez très bien supprimer cet utilisateur dans le futur si vous le souhaitez.

raspi-config : le mot de passe

Portez donc votre choix vers l’option 2 : « Change User Password« . On vous demande alors votre mot de passe, puis une confirmation de ce dernier. Encore une fois, si vous n’avez pas l’habitude, autant vous prévenir tout de suite : les mots de passe ne s’affichent pas, c’est tout à fait normal. Et c’est d’autant plus important d’avoir paramétré l’agencement du clavier correctement auparavant…

Une fois ceci fait, vous pouvez également faire un tour du côté du troisième sous-menu : « Enable Boot to Desktop/Scratch » qui vous demandera de choisir sur quoi le Raspberry Pi doit démarrer par défaut : console ou interface graphique.

raspi-config : les options de boot

Par défaut, Raspbian ne prend pas toute la place disponible sur la carte SD, ce qui est gênant si l’on souhaite installer quelques programmes. De plus, notre carte SD est souvent entièrement dédiée à notre système, alors autant prendre toute la place que l’on a à notre disposition. Pour cela, il suffit de lancer le sous-menu 1 : « Expand Filesystem« .

On s’arrête là !

Ces options de base devraient suffire pour une première paramétrisation. Encore une fois, nous sommes loin d’avoir tout vu, mais les autres options ont un intérêt limité quand on parle d’une utilisation générale.

Autrement dit, ce sera à vous de les explorer au besoin. D’ailleurs, si vous voulez retrouver le menu de paramétrisation de Raspbian, je vous rappelle qu’il vous suffit de lancer la commande raspi-config avec les droits root.

Pour le moment, il est temps de sortir du menu : utilisez la touche Tabulation de votre clavier pour atteindre les « boutons » du bas et sélectionner « Finish« . On vous demande ensuite si vous souhaitez redémarrer dès maintenant. C’est une bonne idée d’accepter.

Mots-clés : Raspberry PiTutoriels
Jérémy Heleine
Étudiant en maths, Jérémy est un passionné qui touche un peu à tout, et plus particulièrement au développement web et à l'actualité high-tech qu'il partage avec vous sur la Fredzone et ici-même.

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