[pull_quote_right]Une année d’autonomie, qui dit mieux ?[/pull_quote_right]

Garmin est très connu pour ses GPS, bien sûr, mais la firme s’intéresse également au secteur du « Quantified Self » et elle a même levé le voile sur un nouveau coach électronique en début d’année. Son nom ? Le Vivofit, et il m’accompagne depuis un peu plus d’un mois maintenant. Le moment est donc venu de dresser un rapide bilan de l’opération.

Mais avant de commencer, autant procéder aux remerciements d’usage. Le bracelet nous a effectivement été confié par Le Bracelet Bleu, avec qui nous travaillons depuis le lancement de Machineo. Et même un peu avant, pour tout vous dire. Un grand merci à la boutique, donc, et plus particulièrement à Sylvain.

Caractéristiques

Les constructeurs officiant sur le secteur de la santé connectée évoquent rarement les caractéristiques techniques de leurs produits, préférant sans doute se concentrer sur leurs fonctionnalités.

Cette posture est assez compréhensible puisque le processeur ou la quantité de mémoire vive intégrés dans un bracelet n’ont finalement que peu d’importance. Ceci étant, il en va tout autrement de ses dimensions, de son poids, de son écran, de ses capteurs, de sa batterie et de sa compatibilité. C’est justement sur ces différents points que je vais me concentrer pour le moment.

Le Vivofit est sans aucun doute l’un des bracelets les plus légers et les plus discrets du marché. Son poids n’excède pas les 25 grammes et il n’aura ainsi aucun mal à se faire oublier.

Preuve en est, il est resté solidement attaché à mon poignet durant toute la durée de ce test, sans que cela ne me pose problème, et ce alors même que je n’ai pas l’habitude de porter ce type de dispositif.

L’affichage des informations se fait par l’entremise de l’écran intégré relativement compact (25,5 x 10 millimètres). Afin de préserver l’autonomie de son bracelet, Garmin a opté pour une technologie à encre électronique. Le Vivofit reste constamment allumé et c’est évidemment très pratique au quotidien.

Au niveau des capteurs, le Vivofit va droit à l’essentiel et il intègre ainsi un podomètre capable de détecter la vitesse de l’utilisateur et la distance parcourue en temps réel. Par extension, le bracelet est aussi en mesure de déterminer le nombre de calories brûlées. Toutes les données peuvent être synchronisées avec l’application mobile (iOS et Android) en s’appuyant sur la puce Bluetooth 4.0 embarquée.

Mais les deux atouts du dispositif, finalement, c’est sa résistance et son autonomie. Le Vivofit est effectivement étanche et il pourra même descendre à 50 mètres de profondeur si besoin est. Le tout pour une autonomie de douze mois, grâce à la pile intégrée. Il ne sera donc pas nécessaire de le recharger tous les jours.

En résumé :

Fiche Technique
Nom Description
Ecran 25,5 x 10 millimètres, non tactile
Capteurs Podomètre avec détection de la vitesse et de la distance
Résistance Etanche jusqu’à 50 mètres
Connectivité Bluetooth 4.0
Compatibilité iOS et Android
Poids 25,5 grammes
Autonomie 12 mois
Prix 119,99€

Garmin Vivofit : image 2

Design & Ergonomie

La boite contenant le Vivofit ne fait pas dans l’originalité et elle n’est pas spécialement jolie à regarder non plus. Niveau contenu, en revanche, rien à dire puisqu’on retrouve à la fois le tracker d’activité et pas moins de deux bracelets de taille différente.

Contrairement à certains de ses concurrents, Garmin n’a pas souhaité souder son coach électronique à son support, et donc au bracelet. Le Vivofit se présente ainsi sous la forme d’un simple module que nous pourrons glisser où bon nous semble. Dans la poche, dans la chaussette ou sur un bracelet.

Le constructeur aurait pu aller plus loin et proposer d’autres supports, un peu à l’image de ce que propose Misfit avec le Shine, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Il faut dire aussi que le format du module (rectangle incurvé) ne se prête pas forcément très bien à ce type d’exercice.

Point positif en revanche, les bracelets de silicone proposés par Garmin se déclinent dans différents coloris. Trois en fait : vert, bleu et mauve. Ils sont solide et si leur fermoir n’inspire pas forcément confiance au premier abord, il remplit plutôt bien son rôle. Le bracelet ne s’est pas décroché une seule fois durant ce mois de test.

L’écran du Vivofit n’étant pas tactile, il faudra nécessairement appuyer sur le bouton positionné sur la droite pour naviguer entre les différentes informations affichées par le module. C’est assez contraignant à force. Pour accéder aux paramètres du bracelet (synchronisation, mode sommeil, appairage), il faut enfoncer le bouton pendant quelques secondes. Là encore, ce n’est pas spécialement confortable.

Le Vivofit n’est pas spécialement joli à regarder. Il est même assez grossier et on est évidemment très loin d’un Gear Fit ou d’un Pulse O2. Ceci étant, il a tout de même quelques atouts notables en réserve…

Garmin Vivofit : image 3

Ecran & Autonomie

Comme indiqué un peu plus haut, Garmin a équipé le Vivofit d’un écran à base d’encre électronique proche de ce que l’on trouve sur la plupart des liseuses numériques du marché. Cette technologie est peu gourmande en énergie. Moins que le LCD ou l’AMOLED.

Premier avantage, l’écran du bracelet reste allumé en permanence. L’utilisateur aura ainsi toujours un oeil sur les informations de son choix. Pratique pour suivre par exemple le nombre de pas parcourus en temps réel durant une randonnée. En outre, si besoin est, il sera parfaitement possible de transformer le Vivofit en montre d’appoint.

Second avantage et pas des moindres, la qualité d’affichage est excellente en toute occasion, même en plein soleil. Pas de reflet à craindre en somme. Seul bémol, Garmin n’a pas pensé à intégrer un système de rétro-éclairage comme sur le Kindle Paperwhite. Il sera ainsi impossible de lire les informations affichées à l’écran en pleine nuit. Dommage, surtout quand on a oublié de basculer le bracelet en mode sommeil.

Mais là où le Vivofit fait vraiment fort, c’est au niveau de son autonomie. Une année complète. Impressionnant. A titre de comparaison, la plupart des coachs électroniques du marché doivent être rechargés tous les six ou sept jours. Le Jawbone UP24, par exemple, ne peut pas tenir plus d’une semaine. Même chose pour le Withing Pulse.

Jusqu’à présent, c’est le Misfit Shine qui détenait le record avec quatre mois d’autonomie. Le Vivofit décroche donc la première place du podium.

Garmin Vivofit : image 4

Fonctions & Application

Le Vivofit va droit à l’essentiel, avec des fonctions relativement basiques. En réalité, il se positionne plus sur le segment des podomètres que sur celui des coachs électroniques et il se contentera ainsi de vous afficher le nombre de pas parcourus dans la journée, le nombre de calories brûlées, l’heure et la date du jour.

Dans certains cas, il pourra également nous retourner notre rythme cardiaque mais il faudra impérativement investir dans un accessoire supplémentaire, soit dans une ceinture spéciale vendue par Garmin.

Au dessus des données évoquées un peu plus haut, nous verrons parfois apparaître une barre rouge. Elle fait en réalité office de système d’alerte, pour nous pousser à nous bouger un peu.

L’application va un peu plus loin et cette dernière se structure ainsi autour de quatre modules distincts :

  • Accueil : Il s’agit du tableau de bord centralisant toutes nos données.
  • Communauté : Pour suivre les activités de nos amis, et se lancer des défis.
  • Appareils : Besoin d’ajouter un nouveau dispositif ? C’est ici que ça se passe.
  • LiveTrack : Une fonction spécifique pour partager des activités en temps réel.

Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion d’essayer les fonctions sociales proposées par le Vivofit durant cette période de test. Il m’est donc impossible de vous en dire plus là dessus. Si certains d’entre vous ont eu l’occasion de les essayer, qu’ils n’hésitent pas à se manifester dans les commentaires de cet article, ou sur notre forum.

Le mieux, c’est donc de passer directement au tableau de bord.

Il fait apparaître plusieurs widgets distincts. Le premier fait office de système de notifications, il nous informe simplement sur les dernières mises à jour de l’outil.

Le second est plus intéressant puisqu’il affiche plusieurs informations distinctes comme le nombre de pas parcourus chaque jour, le nombre de calories brûlées et l’objectif défini par nos soins, ou directement par l’application. Si nous optons pour cette dernière solution, alors c’est cette dernière qui se chargera de définir le nombre de pas que nous devrons parcourir dans la journée, en fonction de nos précédents succès.

Envie d’en savoir plus et d’accéder à notre historique complet ? Il suffira de taper sur le bouton « détails » pour changer de vue. En faisant glisser le doigt de la gauche vers la droite, nous pourrons remonter dans le temps et afficher les performances de ces dernières semaines.

Chaque plan sera découpé en deux zones distinctes : un résumé en haut et une chronologie en bas. Il sera ainsi possible de connaître les heures où nous avons été le plus actifs.

Le widget « sommeil » propose exactement la même chose, mais pour le suivi de nos nuits. Il nous permettra de connaître la durée de notre sommeil, mais également d’avoir un aperçu de tous nos mouvements nocturnes, pour déterminer si nous nous sommes vraiment reposés.

Gros bémol en revanche, le Vivofit ne pourra pas faire office de réveil-matin et c’est vraiment dommage.

Ensuite, nous trouvons un troisième widget, entièrement réservé aux activités. C’est ici que nous devrons consigner nos balades à vélo, par exemple, ou les longueurs faites à la piscine. Même chose pour nos footings, pour nos séances de fitness ou pour nos randonnées. A chaque fois, il faudra donner un nom à notre activité, indiquer l’heure de début, la durée et la distance parcourue. Si besoin est, nous pourrons même ajouter un petit commentaire pour finir en beauté.

Formidable, mais tout n’est pas rose pour autant et la création d’une nouvelle activité n’aura absolument aucune incidence sur les rapports générés par l’application. J’aurais aimé que l’outil évalue grossièrement le nombre de calories brûlées lors d’une randonnée, par exemple, pour avoir un suivi plus complet.

Restent les deux derniers widgets, dédiés aux records personnels et à la courbe de poids. Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’expliquer leur fonctionnement. Le premier vous permettra simplement de consigner vos plus belles courses à pied, par exemple, tandis que le second vous aidera à suivre l’évolution de votre poids… à condition que vous vous pesiez et que vous saisissiez manuellement vos données.

Toutes les informations concernant l’utilisateur (taille et poids) se trouvent dans la rubrique « appareils », au niveau du dispositif concerné.

Le service web va un peu plus loin que l’application. Il est ainsi possible de définir plusieurs tableaux de bord différents, et d’intégrer tous les widgets de notre choix. De ce côté-là, nous avons l’embarras du choix et si nous retrouverons évidemment tous les éléments évoqués un peu plus haut, nous pourrons aussi accéder à nos badges et même à un classement.

Le portail est bien réalisé, mais son interface peut être difficile à aborder pour un néophyte et il faudra de toute façon quelques heures pour s’habituer à l’ergonomie du service et pour se sentir comme chez soi.

Garmin Vivofit : image 5

En Conclusion

Le Vivofit n’est pas un produit parfait. Parmi ses atouts les plus notables, il y a évidemment la qualité de son écran ou encore son étonnante autonomie, sans oublier son étanchéité, mais il doit également composer avec un certain nombre de défauts touchant notamment à son application mobile.

Sur ce terrain, Garmin n’a pas poussé le concept assez loin et il s’est finalement limité au strict minimum. De mon point de vue, aussi perfectible soit-il, c’est une véritable erreur. Surtout sur un secteur aussi concurrentiel. Là, il faut être capable d’innover, tout en répondant de façon simple et complète aux problématiques de ses futurs clients.

Le Vivofit est-il un mauvais produit pour autant ? Certainement pas, mais il ne conviendra pas forcément à tous les usages, ni même à tous les utilisateurs. Les vrais sportifs, par exemple, risquent de se sentir un peu trop limités, ce qui ne sera pas le cas de l’utilisateur lambda et donc du particulier souhaitant simplement suivre son activité.

Sachez enfin que le Vivofit est disponible dès à présent chez notre partenaire.

Mots-clés : GarminTestsVivofit
Frédéric Pereira

Frédéric Pereira

Éditeur en chef
Blogueur depuis 2007 sur la Fredzone, Fred est avant tout un passionné de numérique qui adore partager ses découvertes avec les autres.

2 commentaires

  1. Bonjour,

    après 2 ans d’utilisation, je suis toujours content de mon vivofit (version 1).
    l’interface Garmin connect s’est largement améliorée.
    Pour moi, elle reste une montre, une montre qui m’indique les jours ou je suis actif, ou non.
    J’aime bien voir aussi l’agitation la nuit.

    Mais je ne m’en sers absoluement pas lorsque je fais du sport, je prefère de loin ma Suunto Quest avec le bandeau cardiaque.

    La Vivofit n’est pas assez fiable pour connaitre et analyser la vitesse et la distance parcourue, elle me sers juste d’indicateur tous les jours…Bien, pas bien.

    Il ne faut pas lui en demander plus.

    Par contre si je fais du sport, à la maison ou du velo, avec le bandeau cardiaque, c’est un petit plus, mais rien à voir avec une Suunto, ni avec l’interface très sport et analyse de Suunto.

    Mais j’apprécie les 2 pour 2 besoins différents.

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